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4 AOUT 2008

Swaziland: une usine chinoise ferme sans préavis, 3.000 licenciements

le 25/7/2008 à 12h46 par AFP / l Un groupe textile chinois a fermé une usine au Swaziland et renvoyé 3.000 salariés du jour au lendemain, malgré une décision de la justice de ce petit royaume d'Afrique australe, a-t-on appris jeudi de source syndicale. Les employés de l'usine Zheng Yong, situé à Nhlangano (sud-ouest), s'étaient trouvés lundi matin devant des portes closes à leur arrivée au travail. Des syndicats avaient alors saisi la justice, qui a ordonné aux dirigeants de l'usine de donner un préavis d'au moins 14 jours aux salariés. Mais jeudi, la direction s'est bornée à envoyer un courrier aux employés pour leur notifier leur licenciement avec effet rétroactif. "Nous avions réussi à faire annuler les licenciements, et c'est très décevant de voir que l'employeur a agi dans notre dos" et maintenu les licenciements sans préavis, a confié à l'AFP Alex Fakudze, président du Syndicat des ouvriers de l'industrie du Swaziland (SMAWU). "La législation est très claire sur les 14 jours de préavis dans le secteur textile, mais l'employeur ne fait que ce qu'il veut", a-t-il déploré. La direction de l'usine n'était pas joignable jeudi. Devant la justice, son avocat avait assuré que le tremblement de terre en mai dans le sud-ouest de la Chine, où est situé la maison-mère, avait coupé l'approvisionnement en matières premières. L'industrie textile est l'un des plus gros employeurs du Swaziland, l'un des pays les plus pauvres au monde, où nombre de salaires mensuels ne dépassent pas 300 emalangeni (40 US dollars/25 euros).

Vietnam Economie Marché

Textile-habillement : abondance de commandes, mais manque de capitaux

Au premier semestre, le secteur textile national a exporté pour 4,2 milliards de dollars, soit 20% de plus en un an. De bons résultats certes mais qui ne doivent pas masquer les problèmes réels de ce secteur, en termes de capitaux notamment.

Avec environ 2,42 milliards de dollars, les États-Unis restent le débouché principal des exportateurs textiles vietnamiens, suivis de l'Union européenne et du Japon. La République tchèque, la Turquie, le Brésil et la Corée du Sud sont aussi de gros importateurs de produits textiles "made in Vietnam". Pour atteindre l'objectif de 9,5 milliards de dollars de valeur des exportations cette année, ce secteur devra réaliser plus de 5,3 milliards au 2e semestre, soit 885 mil- lions par mois. "Un objectif qui sera difficile à tenir", estime Bùi Xuân Khu, vice-ministre de l'Industrie et du Commerce. Ces derniers temps, ce secteur a connu plusieurs difficultés en raison d'une conjoncture défavorable tant nationale qu'internationale. En tête, la flambée du cours des matières premières, le manque de main-d'oeuvre, surtout qualifiée, et l'âpre concurrence avec de grands pays producteurs tels que Inde, Pakistan, Bangladesh et, surtout, Chine.

En particulier, l'emprunt de capitaux s'avère difficile parce que les taux d'intérêt bancaires sont élevés. "Ce qui nous inquiète, ce ne sont pas les commandes mais la capacité des entreprises à surmonter les obstacles", affirme Vu Duc Giang, directeur général du Groupe industriel du textile-habillement du Vietnam (Vinatex). Le manque de capitaux, une question qui reste centrale Selon Pham Xuân Hông, vice-président de l'Association du textile-habillement du Vietnam, la question de fonds s'avère extrêmement importante. Enfin, dernier problème et non le moindre : les coupures d'électricité récurrentes qui perturbent la production. Deux conférences sur la mise en œuvre du plan annuel de production et d'exportation du secteur textile viennent d'avoir lieu à Hô Chi Minh-Ville et Hanoi. Comment faire pour surmonter les obstacles et accorder davantage d'assistances à ce secteur ? Selon Bùi Xuân Khu, le gouvernement a demandé aux banques d'injecter des capitaux dans ce secteur. Le ministère de l'Industrie et du Commerce a appelé le secteur de l'électricité à garantir aux entreprises textiles un approvisionnement énergétique stable. Pourtant, plus que jamais, le secteur du textile-habillement devra consentir de gros efforts pour accroître ses rendements et la qualité de ses produits. Il lui faudra aussi tracer des stratégies adéquates, améliorer ses politiques vis-à-vis de la main-d'œuvre et conquérir de nouveaux marchés. En cas de problème, les entreprises devront proposer immédiatement des mesures aux services concernés afin de surmonter les difficultés. En dépit des obstacles, l'optimisme reste de mise. Pourquoi ? Parce que ce secteur dispose de "forts potentiels. Et de nombreuses commandes étrangères de haute valeur arrivent, fait savoir Lê Quôc An, président de l'Association du textile-habillement du Vietnam. Atteindre l'objectif annuel de 9,5 milliards de dollars d'exportations reste tout à fait dans nos cordes". Phuong Mai/CVN (24/07/2008)

Thuasne rachète Thämert

Le groupe stéphanois a annoncé le rachat du groupe allemand Thämert. Celui-ci emploie 200 personnes sur 2 sites. Il est spécialisé dans les produits orthopédiques textiles et les prothèses mammaires externes, non adhésives ou adhésives. Thuasne est spécialisé dans le domaine du textile technique à usage médical et sportif, dont il est le leader européen. La moitié environ des 900 personnes qu'emploie le groupe travaille à Saint-Etienne

 

 



 

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21 juin2008

La très discrète dynastie suisse derrière les chemises Lacoste

Lacoste, Aigle, Gant, Parashop... Ses marques sont célèbres. Mais qui connaît cette riche dynastie suisse, d'autant plus portée à la discrétion que là réside la clé de sa réussite ? Sa saga, pourtant, est plus que centenaire.

Les chemises Lacoste, les bottes Aigle, la chaîne de parapharmacie Parashop, vous connaissez. Mais savez-vous quel est le lien entre ces grandes marques ? Là, vous séchez. Pas étonnant : leurs propriétaires, les familles suisses Maus et Nordmann, sont aussi secrets qu'une banque helvétique. Pourtant, ils sont encore apparus au grand jour, en décembre 2007, lorsqu'ils ont lancé une OPA hostile sur la société suédoise de vêtements Gant.

Aussi méconnus du grand public que leurs enseignes sont célèbres, ces entrepreneurs ont construit, sans bruit, un groupe de 4 milliards d'euros dans la distribution et le textile. Leur fortune, le magazine suisse Bilan l'estime entre 2 et 3 milliards de francs suisses (1,2 et 1,8 milliard d'euros) dans son classement annuel des riches. Les Maus se passeraient bien d'une telle publicité ! «Pour vivre heureux, vivons cachés» est la devise de la famille. C'en est même maladif.

Inutile, ainsi, de chercher une photo de l'actuel président, Didier Maus. Le chef du clan n'accorde jamais d'interviews, n'apparaît pas aux rares conférences de presse du groupe et ne figure pas dans le Who's Who International. A l'image du reste de la famille. Qu'ils soient philanthrope, comme Philippe Nordmann, fidèle du Cercle du Grand Théâtre de Genève, à l'instar de Bertrand Maus, ou ex-administrateur du Servette Football Club, tel Olivier Maus, tous fuient les médias et encore plus la presse people.

Didier Maus, président du holding Maus Frères, commence en bas de l'échelle

Cette «discipline» a ses vertus. «Aucun membre de la famille ne se met en avant, confie l'un de leurs proches. Cela évite les jalousies et explique sans doute leur cohésion à la quatrième génération et sûrement bientôt à la cinquième.» Au-delà de cette discrétion, les Maus s'appuient sur quelques principes de fonctionnement limitant tout risque de conflit. Gouvernance et succession managériale très codifiées, absence de cotation en Bourse des sociétés, refus de s'endetter leur ont permis de préserver leur indépendance.

Pourtant, les Maus ont frôlé le pire. Au début des années 1990, ils avaient dû céder le grand magasin du Printemps à François Pinault. Il leur fallait alors trouver du cash pour éteindre les dettes de leur filiale américaine en faillite. Après cet épisode douloureux, Bertrand Maus, qui eut son heure de gloire en France lorsqu'il présidait le conseil de surveillance du Printemps, s'est replongé dans l'anonymat si cher à la famille. A plus de 70 ans, cet homme réputé pour sa courtoisie et son extrême réserve coule une retraite paisible entre la France et la Suisse.

TENDANCES trends;BE 20/6/2008

 

19 juin2008

Le textile tunisien vu par Lectra Tunisie

Propos recueillis par Abou SARRA

Lectra Tunisie, filiale de Lectra, propose une vaste gamme de logiciels, systèmes de découpe automatique et services à forte valeur ajoutée qui couvre toute la chaîne de valeur, de la création à la production et distribution. Elle accompagne en amont et en aval les entreprises textiles tunisiennes, depuis sa création en 1991. Objectif : doter l’entreprise textile de solutions capables de l’aider à améliorer et sa compétitivité et sa réactivité aux contraintes du marché. Elle compte, aujourd’hui, 378 clients en Tunisie. Dans cet entretien qu’il a accordé à Webmanagercenter, son Directeur, M. Jean Patrice Gros porte un regard confiant et optimiste sur le devenir du textile tunisien et estime que la Tunisie dispose de beaucoup d’atouts pour améliorer son positionnement sur le marché.

Entretien. Webmanagercenter : En quoi consiste exactement la valeur ajoutée que vous apportez aux entreprises du textile tunisien ?

Jean-Patrice Gros : Lectra Tunisie est présente dans les métiers de la mode et du textile. En matière de mode, Lectra couvre toute la chaîne de valeur, du design à la découpe, en passant par la gestion du cycle de vie des collections. En Tunisie, Lectra a réussi sa percée principalement dans la mode et le textile mais elle est aussi fortement présente dans l’industrie automobile (airbags, sièges et intérieurs de voitures) et des domaines aussi variés que l’ameublement, la bagagerie, les accessoires, le nautisme, l’aéronautique,… Lectra est le numéro un mondial des solutions technologiques intégrées pour automatiser, rationaliser et accélérer les processus de conception, de développement et de fabrication des produits des industries utilisatrices de matériaux souples. Dans le domaine de la mode, Lectra se distingue de la concurrence par certaines applications de pointe et des services à haute valeur ajoutée. Parmi celles-ci figure sa solution Lectra Fashion PLM (Product Lifecycle Management), spécifiquement dédiée au monde de la mode, qui permet d’intégrer l´optimisation des processus et la gestion du cycle de vie des collections, ceci afin de permettre aux entreprises de mieux répondre à la demande des consommateurs.

Selon vous, quels sont les atouts de la Tunisie pour mieux se positionner sur le marché ?

Il y a tout d’abord le niveau d’éducation des Tunisiens. Même dans les régions les plus reculées du pays, le textilien investisseur étranger est agréablement surpris de trouver des travailleurs instruits et qualifiés. La garantie d’un niveau de qualification et d’instruction correct est indéniablement un des avantages les plus compétitifs de la Tunisie. Vient ensuite la forte capacité d’adaptation des Tunisiens. Ces derniers sont capables de suivre, avec efficience et succès, un stage de formation dans les mêmes conditions et délais que les Européens. Ceci est vrai même pour les hautes technologies. Autre atout : la prise de conscience élevée des textiliens tunisiens des défis de la conjoncture. Ils accordent, de nos jours, beaucoup d’intérêt à la logistique, la qualité et la bonne organisation et gouvernance de leurs entreprises. Certaines entreprises textiles sont de véritables joyaux en Tunisie. Cette adhésion à la haute technologie est tellement importante qu’une entreprise tunisienne a pu tester, en tant que «early adopter», une application de pointe de Lectra, avant même sa